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    <title><![CDATA[Benny Eliram (Ecriture)]]></title>
    <link>http://www.bennyeliram.com/categorie-11060765.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Ecriture&quot; du blog &quot;Benny Eliram&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Benny Eliram (Ecriture)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 21 May 2010 18:05:06 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 21 May 2010 18:05:06 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.bennyeliram.com</copyright>            <category>Ecriture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[From Tokyo (東京)]]></title>
        <link>http://www.bennyeliram.com/article-from-tokyo-44720542.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Un créateur - quel qu'il soit - interroge constamment ses influences pour les dépasser. Appliquant la célèbre phrase socratique "<em>Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les
    dieux</em>", il reste ce qui étaye mon univers littéraire et lui donne, malgré tout, l'harmonie qu'il mérite.<br>
    <br>
    Alors que je réécris mon roman, ce sont ces influences éparses que je retrouve. La <em>phantasie</em> de la littérature de la Mittleuropa en premier lieu, les références mêlées aux mythes
    indoeuropéens et sémitiques en deuxième lieu et, surprise, certains codes narratifs issus de la culture japonaise en troisième lieu. N'ayant jamais dépassé cette "frontière" qu'est l'Oural, on
    pourrait se demander comment ils me sont parvenus. La réponse est simple pour relever d'un critère générationnel : la télévision.<br>
    <img src="http://img.over-blog.com/271x300/1/00/43/07/dragonball.jpg" class="CtreTexte" alt="dragonball.jpg" height="300" width="271">Comme nombre de petits français, j'ai été nourri par les
    fictions nippones que diffusaient le Club Dorothée : <em>Les chevaliers du zodiaque</em>, <em>Dragon Ball</em>, <em>Ken le survivant</em> et autres "animes". Si, en grandissant, la plupart de mes
    contemporains n'avait plus d'autre intérêt pour la fiction japonaise que celui de la nostalgie, moi j'ai persévéré. A l'époque où internet ne permettait pas de réduire le temps et l'espace des
    tarifs douaniers, j'achetais dans ma boutique de jeux vidéos préférée des figurines excessivement chères, des mangas illisibles et regardais septique ce que des lèvres articulées prononcée en
    japonais. A l'ère du streaming et des mangas diffusés en ligne, je visionne et suis de manière assidue de multiples séries pour lesquelles je laisse parfois mes impressions sur <a href=
    "http://twitter.com/Benny_Eliram" target="_blank">Twitter</a>. Parmi mes préférées - et les plus originales -&nbsp; <em>Blame!</em> de&nbsp; <b>Tsumotu Nihei</b> ou <em>Ergo proxy</em> du
    scénariste <b>Dai Sato</b>. Plus classiques mais pas moins révolutionnaires : <em>Akira</em> de <b>Katsuhiro Otomo</b>, <em>Le chateau&nbsp; ambulant</em> de <b>Hayao Miyazaki</b> ou
    <em>Metropolis</em> du génial <b>Osamu Tezuka</b>. Bien entendu, j'en oublies volontairement des dizaines d'autres mais je désirais, au moins, rendre hommage à celles-ci.<br>
    <img src="http://img.over-blog.com/235x300/1/00/43/07/ergoproxy.jpg" class="CtreTexte" alt="ergoproxy.jpg" height="300" width="235">Pourtant, malgré ces références, je n'ai jamais eu une
    attirance particulière pour la culture nippone. A l'inverse des sushis <em>girls</em> and <em>boys</em>, mon japonais se limite à quelques mots entendus et répétés. Je n'ai pas le sens du
    ridicule pour pratiquer le cosplay et me rendre à des conventions. Ce n'est que bien plus tard, récemment même, que je me suis mis à lire des écrivains nippons, à m'instruire sur le pays du
    soleil levant et à envisager un voyage. Probablement d'ici deux ans, si mes projets "professionnels" aboutissent...<br>
    <br>
    A l'ère de l'autobiographie, du spectacle démesuré ou de son pendant intimiste, je trouve davantage de codes narratifs dans l'univers manga plutôt que ceux de l'Amérique devenu moralisatrice et
    l'Europe qui n'a plus que son passé pour pleurer. Cette affirmation n'est pas synonyme d'acculturation comme je l'ai expliqué précédemment. Je garde pour moi mes cultures multiples et mon
    enracinement certain dans une sphère de conscience. Pour élever le propos, j'ai mon "idée de monde", certes liée à mes références mais autonome envers celles-ci. C'est&nbsp; davantage d'une
    sensibilité artistique partagée qui me rapproche des créateurs japonais : mangaka, réalisateurs et écrivains. Exception faite de la musique nippone que je trouve encore plus niaise que les
    chansons d'amour grecques. C'est dire !
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 13:48:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.bennyeliram.com/article-from-tokyo-44720542.html</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.bennyeliram.com/article-from-tokyo-44720542-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La poésie est morte]]></title>
        <link>http://www.bennyeliram.com/article-la-poesie-est-morte-43320840.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Comme monsieur Jourdain qui se rend compte qu'il dit de la prose depuis quarante ans, n'importe qui serait à même d'écrire de la poésie car il pratique la rime. Deviennent poètes les adolescents
    en crise existentielle, les chanteurs "à texte" (il vaut mieux d'ailleurs), les slammers, les romantiques du quotidien et les ménagères. Inversement, les étagères consacrées à la poésie dans les
    librairies sont désertées. A l'exception de quelques grands classiques qu'achètent, malgré eux, les collégiens et les lycéens, il n'existe plus de poètes en-dehors de ce mémoriel entretenu par
    l'éducation nationale. La poésie est un art qui a un pied dans la tombe et l'autre qui se font dans l'oubli. La poésie est morte.<br>
    <br>
    Ma réflexion sur cet art mortifié exige de faire une autopsie. Peut-être car, à l'origine, elle se confond avec la prière, le désenchantement du monde analysé par Marcel Gauchet atteint ce genre
    littéraire par ses racines. Toutefois, depuis la Poétique d'Aristote, on différencie une poésie "profane" d'une poésie "sacrée". Si le mal n'est pas endémique, d'où provient-il ? Plusieurs
    symptômes expliquent cette lente déchéance amorcée dans la seconde moitié du XXe siècle pour que la poésie meure en ce début du XXIe siècle. Parmi ceux-ci, je vois deux raisons majeures au-delà
    des talents individuels. En premier lieu, l'édition et de nouvelles logiques propres à ce secteur a fini par précipiter la poésie en un genre mineur, totalement délié du marché. C'est un état de
    fait que l'on peut déplorer mais qui est indubitablement lié à cette deuxième raison qu'est un changement de société a entraîné. Sans reprendre la thèse de Marcel Gauchet dont je faisais
    référence auparavant, c'est davantage dans la déperdition de l'esthétisme qu'il faut y voir ce changement notable. Et bien plus qu'une déperdition dont les valeurs post-matérialistes appréhendent
    l'art comme un moyen d'être et non une finalité en soi d'exprimer l'idée sensible, la poésie est touchée - comme tout genre littéraire - par la confusion entre le "beau" et le "bien". Cette
    confusion apporte la platitude du moment comme le moyen d'être délie les artistes de la pratique pour leur consacrer un statut social illusoire. Mais ce qui touche la littérature est d'autant
    plus dramatique au niveau du genre poétique dans la mesure où, sensible et expressive à son paroxysme, elle ne peut plus amorcer sa mue pour convenir aux logiques mercantiles. Certains chanteurs
    comme Georges Brassens ou Leonard Cohen ont adapté leur poésie à la musique. D'autres, comme Emir Kusturica, l'ont induite dans le cinéma. Quand, finalement, certains écrivains parsèment leur
    roman de poésies à l'exemple de Salman Rushdie pour ne citer que lui. Bien que ces artistes aient un succès certain, ça n'empêche que la poésie, genre littéraire, n'existe plus en tant que
    tel.<br>
    <br>
    Alors, que faire ? Probablement, donner au poète une autre image que celle représentée dans la société, passer outre les logiques commerciales et, surtout, réhabiliter la démarche esthétique qui
    différencie les vers de ces phrases à rimes. En cela, si la poésie appartient à tout le monde, il persiste une séparation entre ce genre littéraire et une langue qui se veut poétique. C'est dans
    la réhabilitation du genre que la langue s'en trouvera, au final, amélioré. Pour le moment, on ne peut que regretter la mort de la poésie mais, pour en écrire et vous en faire part suffisamment
    sur cet espace, je forge un espoir messianique dans la renaissance de cet art.
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 13:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.bennyeliram.com/article-la-poesie-est-morte-43320840.html</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.bennyeliram.com/article-la-poesie-est-morte-43320840-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dessine-moi un scénariste]]></title>
        <link>http://www.bennyeliram.com/article-dessine-moi-un-scenariste-41028904.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Lors du salon maçonnique, j'ai été surpris que l'on me demande sincèrement : "Et en quoi consiste le travail du scénariste ?". Moi qui pensait naïvement que depuis le duo Goscinny et Uderzo tout
    le monde avait plus ou moins conscience du métier, je me suis retrouvé à expliquer l'exercice délicat du scénariste sous des yeux circonspects. J'ignore si, finalement, je suis parvenu à les
    convaincre mais j'ai trouvé mon explication assez pertinente pour la mettre sur ce blog.&nbsp;<br>
    <br>
    A la question : "En quoi consiste le travail du scénariste ?", c'est davantage l'écriture du scénario que l'on questionne plutôt que l'activité quotidienne, ordinaire, de l'auteur. En cela, un
    scénario peut se définir comme un plan à l'usage du dessinateur afin de structurer l'histoire graphique. Ceci exige du scénariste de maîtriser le temps et l'espace. Le temps car il faut avoir
    penser en amont à chaque instant de l'action entendu comme autant de "scènes", "actes" ou "<em>stages</em>" selon les auteurs. L'espace car l'exercice exige que l'histoire soit séquencée
    matériellement en plusieurs cases. Viennent dans cette considération spatiale d'autres variables comme les personnages, les lieux et les objets. Une fois le temps du récit et sa compréhension
    dans l'espace formés, le travail du scénariste tend au détail&nbsp; par les dialogues et&nbsp; les descriptions graphiques.<br>
    <br>
    Voici un exemple d'une case écrite par mes soins :<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/00/43/07/case-copie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="case-copie-1.jpg"><br>
    ... qui a donné lieu à une traduction graphique par <a href="http://compas.over-blog.org/" target="_blank">SaT</a> :<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/00/43/07/pieuvre.jpg" class="CtreTexte" alt="pieuvre.jpg"><br>
    Maintenant, vu que le scénariste et le dessinateur travaillent par définition ensemble, le respect du travail de l'un correspond aux attentes et possibilités de l'autre. C'est véritablement dans
    la capacité à intégrer l'imaginaire du dessinateur au sien que se situe le travail du scénariste. Car une bonne bande-dessinée c'est une histoire mais - avant tout - un trait de crayon, le
    scénariste doit être le "sherpa" de son dessinateur et non son commanditaire.<br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Dec 2009 20:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.bennyeliram.com/article-dessine-moi-un-scenariste-41028904.html</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.bennyeliram.com/article-dessine-moi-un-scenariste-41028904-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ecrire en anglais]]></title>
        <link>http://www.bennyeliram.com/article-36345481.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Les poésies publiées précédemment sur cet espace (<a href="http://www.bennyeliram.com/article-35904395.html">Grey art</a> et <a href="http://www.bennyeliram.com/article-36178285.html">Kafka's
    bug)</a> interviennent autrement qu'une simple tentative d'écriture en anglais. Elles sont le résultat d'un plus large exercice pour lequel je me devais d'oublier les codes syntaxiques du
    français, et ce, afin d'opérer une innovation en matière stylistique. Cet exercice n'avait là d'ambition que de me rapprocher au plus près de la substance sensible qui s'égard, parfois, lorsque
    l'on est un romancier fort conceptuel : l'action. Car à l'inverse du français qui est une langue introspective, l'anglais a pour elle une résonance sensible dans l'action que j'ai essayé de
    saisir. Pas la peine de développer davantage ces aspects techniques tant la tentative fut vaine, je dois l'admettre. Aussi, mes poèmes en anglais ressemblent à s'y méprendre à leurs congénères en
    français ; probablement le niveau de langue et la subtilité en moins. Encore que, si le succès me permettait d'exporter ma prose, j'aurai pu considérer l'expérience comme une approche différente
    plutôt qu'un raté...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pourtant cet exercice m'a amené à quatre conclusions. La première est l'abandon de ma part et à l'avenir de toute idée d'expériences stylistiques. Ainsi faut-il croire qu'il y a des traits qui ne
    s'effacent plus avec l'âge, tout juste dévient-ils lentement. La deuxième étant que, même si mon anglais est pour l'instant lacunaire, j'arrive néanmoins à baragouiner quelques mots intelligibles
    et vaguement littéraires. La troisième, rejoignant la troisième, veut que je persiste dans mon exploration de la langue anglaise pour que s'en dégage un style différent, quoi qu'un peu semblable
    j'espère, à celui en français. La quatrième, couronnant les deux précédentes, fait que l'expérience m'amène à considérer de nouvelles possibilités. Le népotisme qui règne dans l'édition
    hexagonale m'oblige à abandonner des histoires et thématiques qui, pourtant, seraient susceptibles d'intéresser les lecteurs. Aussi, et sans remettre en cause cette langue française qui parle à
    mon esprit autant qu'une autre parle à mon âme, l'anglais pourrait être un véhicule intéressant pour une littérature plus légère mais néanmoins créative.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 17:18:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.bennyeliram.com/article-36345481.html</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.bennyeliram.com/article-36345481-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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