Poésies

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 11:31
Regarde derrière la porte,
épis la noirceur à son seuil.
Sombre, il se fait pourpre
et toi invariablement seule.
Plus que vaines, tes vies
sont tranchées et le sang
abonde comme cette trachée
qui s'égosille au nom
d'une autre, d'une énième, d'un deuil
aux cicatrices virginales
qui tâchent ton linceul.
L'amour est mort
et ta vie s'en est achevée
au moment où l'heure
s'est évadée et le temps
a sombré dans la nuée.
Regarde le, regarde le bien,
il n'est plus qu'un spectre
sur l'âge des années,
une illusion qui n'a,
probablement, jamais existé.
La serrure comme cogito
ergum sum, tu panses
 et tu nais à l'horizon des civilisations
légendaires et les légendes
qui se font, pardonne-moi, éphémères.

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 09:13
Sur ton visage, je peux lire les traces de notre passé. Eprouvées, elles cernent tes yeux, elles entaillent tes années, elles trompent la mort d'un regard vitreux. Les griffures sur ton front ne seraient effacer le signe qu'arborent les enfants de Caïn. Les varices sur ta peau te rendent aussi séduisant que l'avarice m'épargne des bons sentiments. Les plais sur tes mains démontrent que le sang peut bien être partagé. Alors, sur ton visage, des yeux louchent pour te caresser d'espoir. "Pauvre petit" dit-on bien que tu aies grandi.
Depuis quand l'âge vaut l'avis des gens bien attentionnés ? Ainsi, pour leur ressembler, tu recouvres le masque des enfants perdus. Pour les considérer, tu adaptes ta langue au léchage de …
Mais passons !
Des fleurs à ta boutonnière, des roses dans ces cheveux, les épines narrent bien mieux tes fiançailles quoi que les chrysanthèmes aient cette chance d'être belles pour les pierres tombales. Je t'en offrirai volontiers un bouquet plutôt que voir ce chien fidèle aboyer pour l'ivresse que tu bois dans ton foyer aux murs en carton. Tu l'as érigé dans cette banlieue tranquille qui a le charme des empires en déchéance : à moitié tragique, pleinement soporifique. Et tes rêves s'y bercent comme dans le monde bleu des naufragés. A moins que ce ne soit le canal car, entre la Seine et l'Atlantide, il n'y a pas d'autre champ de bataille qu'un océan de morosité.

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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 01:44
Sur les toits de vos villes, regardez venir
ces ombres minuscules qui vrillent
comme des pendules qui tombent
à l'heure qu'il se fait. Pas une minute de plus,
pas une seconde à perdre, la pluie
bat le rythme de leur routine sèche
quand un miroir sombre reflète
dans les larmes de leur silhouette
dérisoire la marche qu'il faut suivre.
Autour de leur cou, ils accrochent
un bavoir que la potence ne serait tenir
pour mieux s'étrangler sur des chiffres
qui escomptent vos vies. Sur leurs doigts,
des anneaux de fer écorchent
leurs genoux tremblant au prix
de la confection nord-américaine.
Ils se traînent pieds et poings liés.
Ils s'achèvent lançant leur allure svelte
sur des marches d'escaliers.
Ils saisissent le vent sur leur visage.
Et, sur les toits de vos villes, regardez voler
ces corbeaux qui ne sont de mon monde
guère plus que des messagers du vôtre.
Quand les vautours s'écrasent,
les charognes ont un goût bien amer.


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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 02:38

Te voilà née, te voilà faite, te voilà femme
et, déjà, tu t'effaces à en devenir presque éthérée,
peine parfaite, à moitié drame
alors que j'erre sur les traces
du dernier sentier de l'homme.
N'y a-t-il qu'en automne où des arbres morts
bordent mon chemin ?
Car, à nouveau, tu t'empresses
de le traverser lorsque la saison meurt,
 quand un fog étranger semble persister.
Te voilà morte, te voilà putréfiée, te voilà carne
et, encore, tu t'efforces à être
plus chaire que d'os derrière mes pas
qui t'exhortent, t'ont supplié et t'incarnent
enfin en une noce funèbre ; à la lisière.



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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 13:29
Step by step, wall by wall
the beast eats the last seawall
of my reason. A Kafka's bug
creeps on my brain. Drug
cannot pretend that peoples
aren't melancholic beetles
who rain on a monochromic paint.
World isn't a large complaint
when the Kafka's bug shows
its ass at these stupid fellows
who die rather than live.
In this town where votive
mat invisible streets and encroach
on my unreal sweet, I'll be cockroach.
I'll not to do the metamorphosis
as long as my Kafka's bug is.



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