Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 11:31
Regarde derrière la porte,
épis la noirceur à son seuil.
Sombre, il se fait pourpre
et toi invariablement seule.
Plus que vaines, tes vies
sont tranchées et le sang
abonde comme cette trachée
qui s'égosille au nom
d'une autre, d'une énième, d'un deuil
aux cicatrices virginales
qui tâchent ton linceul.
L'amour est mort
et ta vie s'en est achevée
au moment où l'heure
s'est évadée et le temps
a sombré dans la nuée.
Regarde le, regarde le bien,
il n'est plus qu'un spectre
sur l'âge des années,
une illusion qui n'a,
probablement, jamais existé.
La serrure comme cogito
ergum sum, tu panses
 et tu nais à l'horizon des civilisations
légendaires et les légendes
qui se font, pardonne-moi, éphémères.

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