Jeudi 7 janvier 2010
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Sur ton visage, je peux lire les traces de notre passé. Eprouvées, elles cernent tes yeux, elles entaillent tes années, elles trompent la mort d'un regard vitreux. Les griffures sur ton front ne
seraient effacer le signe qu'arborent les enfants de Caïn. Les varices sur ta peau te rendent aussi séduisant que l'avarice m'épargne des bons sentiments. Les plais sur tes mains démontrent que
le sang peut bien être partagé. Alors, sur ton visage, des yeux louchent pour te caresser d'espoir. "Pauvre petit" dit-on bien que tu aies grandi.
Depuis quand l'âge vaut l'avis des gens bien attentionnés ? Ainsi, pour leur ressembler, tu recouvres le masque des enfants perdus. Pour les considérer, tu adaptes ta langue au léchage de …
Mais passons !
Des fleurs à ta boutonnière, des roses dans ces cheveux, les épines narrent bien mieux tes fiançailles quoi que les chrysanthèmes aient cette chance d'être belles pour les pierres tombales. Je t'en offrirai volontiers un bouquet plutôt que voir ce chien fidèle aboyer pour l'ivresse que tu bois dans ton foyer aux murs en carton. Tu l'as érigé dans cette banlieue tranquille qui a le charme des empires en déchéance : à moitié tragique, pleinement soporifique. Et tes rêves s'y bercent comme dans le monde bleu des naufragés. A moins que ce ne soit le canal car, entre la Seine et l'Atlantide, il n'y a pas d'autre champ de bataille qu'un océan de morosité.
Depuis quand l'âge vaut l'avis des gens bien attentionnés ? Ainsi, pour leur ressembler, tu recouvres le masque des enfants perdus. Pour les considérer, tu adaptes ta langue au léchage de …
Mais passons !
Des fleurs à ta boutonnière, des roses dans ces cheveux, les épines narrent bien mieux tes fiançailles quoi que les chrysanthèmes aient cette chance d'être belles pour les pierres tombales. Je t'en offrirai volontiers un bouquet plutôt que voir ce chien fidèle aboyer pour l'ivresse que tu bois dans ton foyer aux murs en carton. Tu l'as érigé dans cette banlieue tranquille qui a le charme des empires en déchéance : à moitié tragique, pleinement soporifique. Et tes rêves s'y bercent comme dans le monde bleu des naufragés. A moins que ce ne soit le canal car, entre la Seine et l'Atlantide, il n'y a pas d'autre champ de bataille qu'un océan de morosité.


