Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 09:13
Sur ton visage, je peux lire les traces de notre passé. Eprouvées, elles cernent tes yeux, elles entaillent tes années, elles trompent la mort d'un regard vitreux. Les griffures sur ton front ne seraient effacer le signe qu'arborent les enfants de Caïn. Les varices sur ta peau te rendent aussi séduisant que l'avarice m'épargne des bons sentiments. Les plais sur tes mains démontrent que le sang peut bien être partagé. Alors, sur ton visage, des yeux louchent pour te caresser d'espoir. "Pauvre petit" dit-on bien que tu aies grandi.
Depuis quand l'âge vaut l'avis des gens bien attentionnés ? Ainsi, pour leur ressembler, tu recouvres le masque des enfants perdus. Pour les considérer, tu adaptes ta langue au léchage de …
Mais passons !
Des fleurs à ta boutonnière, des roses dans ces cheveux, les épines narrent bien mieux tes fiançailles quoi que les chrysanthèmes aient cette chance d'être belles pour les pierres tombales. Je t'en offrirai volontiers un bouquet plutôt que voir ce chien fidèle aboyer pour l'ivresse que tu bois dans ton foyer aux murs en carton. Tu l'as érigé dans cette banlieue tranquille qui a le charme des empires en déchéance : à moitié tragique, pleinement soporifique. Et tes rêves s'y bercent comme dans le monde bleu des naufragés. A moins que ce ne soit le canal car, entre la Seine et l'Atlantide, il n'y a pas d'autre champ de bataille qu'un océan de morosité.

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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 00:00
Je souhaite à mes lecteurs assidus et occasionnels une bonne et joyeuse année 2010 !
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En espérant qu'elle sera pour vous aussi bonne qu'elle s'annonce bien pour ma part. Au plaisir de vous retrouver de plus en plus nombreux sur mon espace.

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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 01:44
Sur les toits de vos villes, regardez venir
ces ombres minuscules qui vrillent
comme des pendules qui tombent
à l'heure qu'il se fait. Pas une minute de plus,
pas une seconde à perdre, la pluie
bat le rythme de leur routine sèche
quand un miroir sombre reflète
dans les larmes de leur silhouette
dérisoire la marche qu'il faut suivre.
Autour de leur cou, ils accrochent
un bavoir que la potence ne serait tenir
pour mieux s'étrangler sur des chiffres
qui escomptent vos vies. Sur leurs doigts,
des anneaux de fer écorchent
leurs genoux tremblant au prix
de la confection nord-américaine.
Ils se traînent pieds et poings liés.
Ils s'achèvent lançant leur allure svelte
sur des marches d'escaliers.
Ils saisissent le vent sur leur visage.
Et, sur les toits de vos villes, regardez voler
ces corbeaux qui ne sont de mon monde
guère plus que des messagers du vôtre.
Quand les vautours s'écrasent,
les charognes ont un goût bien amer.


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