Vendredi 21 mai 2010
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18:00
Comme nombre de petits français, j'ai été nourri par les
fictions nippones que diffusaient le Club Dorothée : Les chevaliers du zodiaque, Dragon Ball, Ken le survivant et autres "animes". Si, en grandissant, la plupart de mes
contemporains n'avait plus d'autre intérêt pour la fiction japonaise que celui de la nostalgie, moi j'ai persévéré. A l'époque où internet ne permettait pas de réduire le temps et l'espace des
tarifs douaniers, j'achetais dans ma boutique de jeux vidéos préférée des figurines excessivement chères, des mangas illisibles et regardais septique ce que des lèvres articulées prononcée en
japonais. A l'ère du streaming et des mangas diffusés en ligne, je visionne et suis de manière assidue de multiples séries pour lesquelles je laisse parfois mes impressions sur Twitter. Parmi mes préférées - et les plus originales - Blame! de Tsumotu Nihei ou Ergo proxy du
scénariste Dai Sato. Plus classiques mais pas moins révolutionnaires : Akira de Katsuhiro Otomo, Le chateau ambulant de Hayao Miyazaki ou
Metropolis du génial Osamu Tezuka. Bien entendu, j'en oublies volontairement des dizaines d'autres mais je désirais, au moins, rendre hommage à celles-ci.
Pourtant, malgré ces références, je n'ai jamais eu une
attirance particulière pour la culture nippone. A l'inverse des sushis girls and boys, mon japonais se limite à quelques mots entendus et répétés. Je n'ai pas le sens du
ridicule pour pratiquer le cosplay et me rendre à des conventions. Ce n'est que bien plus tard, récemment même, que je me suis mis à lire des écrivains nippons, à m'instruire sur le pays du
soleil levant et à envisager un voyage. Probablement d'ici deux ans, si mes projets "professionnels" aboutissent...